"When Princess Europa was kidnapped by Zeus in bull’s disguise, her father, Agenor, King of Tyre, sent his sons in search of his lost daughter. One of them, Cadmon, sailed to Rhodes. In Delphi he asked the Oracle about his sister’s whereabouts. On that specific point Pythia, true to her habit, was evasive -but she obliged Cadmon with practical advice: "you won’t find her. Better get yourself a cow, follow it and push it forward, don’t allow it to rest; at the spot where it falls from exhaustion, build a town".
Zygmunt Bauman



divendres, d’octubre 03, 2008

Paroles d'européens!

C’est vrai que les étudiants en affaires européennes nous avons souvent tendance à «sur-critiquer » le déficit démocratique de l’Union Européenne. Nous demandons toujours plus d’intégration, plus de mécanismes qui favorisent le débat et l’échange d’idées vis-à-vis de la construction européenne. Nous espérons, certains en vain (entre lesquels moi-même) une classe politique plus courageuse, qui sache nous guider vers un système politique continental capable de donner des réponses aux nouveaux défis européens et mondiaux.

Des défis qui pour la première fois en Europe relèvent avant tout du « politique ». La question de comment lutter contre les effets collatéraux de la mondialisation, la place de l’Union dans la résolution de conflits internationaux, la défense et protection sociale des citoyens face à l’insécurité professionnelle, économique et environnementale croissante ce ne sont plus en effet des questions qui peuvent être tranchées tout simplement par la voie technocratique et le raisonnement « bureaucratique ». Ce sont des questions au contraire qui impliquent des principes, des prises de positions individuelles et des valeurs.

Hélas, c’est dans l’arène politique, c’est lorsque le jeu de la démocratie prime, qu’une opinion, une pensée ou une valeur sont les véritables facteurs qui conduisent à notre prise de décision. Ce n’est dans un système démocratique et politisé que mon attachement aux droits de l’Homme peut arriver à primer un jour face à une solution basée sur des bienfaits et des avantages issus d’un calcul technique et bureaucratique.
Priver les citoyens européens de cette arène politique aujourd’hui c’est simplement les obliger à accepter des solutions technocratiques pour des problèmes politiques.

Cela étant dit, je reviens à mon point de départ pour (au moins cette fois !) vous conseiller de participer au projet « Paroles d’Européens ! », lancé par la France pendant la présidence de l’Union et qui vise à promouvoir le débat citoyen autour des principales polémiques européennes. Des débats qui donneront fruit à un mémorandum de 12 propositions pour une Europe en 2020 plus juste, plus solidaire, plus démocratique, plus capable et plus engagée.
Un projet dans lequel participent d’ailleurs nombreux des plus excellents collègues de partout de l’Europe que j’ai eu la chance de rencontrer durant les années passées.



Les intéressés peuvent visiter le web site :
PAROLES D’EUROPÉENS
Déposez ces propositions dans la langue qui veulent ICI
Et s’informez de l’actualité en cliquant ICI

Je vous copie la proposition que j’ai rédigé pour le projet « Paroles d’Européens ! » (dans la rubrique « construire pour renforcer les liens entre l’Europe et ses citoyens ») :

Dénationaliser les systèmes éducatifs
1) Créer un tronc commun dans tous les lycées européens, qui soit vecteur de démocratisation et socialisation européenne. Tout en prônant une ouverture disciplinaire (plus d’interaction, plus d’autonomie…), il semble nécessaire d’enseigner sur des « lieux » de mémoire européens, cartographiques ou architecturaux, privés ou publics, abstraits ou matériels, susceptibles d’incarner une certaine « histoire commune ».

2) Rendre obligatoire un séjour d’études dans un Etat-Membre pour tous les lycéens européens
Aujourd’hui l’action de l’Union Européenne dans le domaine de l’éducation se limite en effet à des pratiques visant la stimulation à la mobilité des étudiants de l’enseignement supérieur d’une part et la création d’un cadre commun de reconnaissance entre les différentes qualifications universitaires d’une autre.
Dès le moment où l’Union Européenne s’aventure dans un cadre post national, il faut aussi créer l’identité nécessaire, le ferment citoyen obligé pour ne pas se retrouver en manque de légitimité. D’où le rôle crucial de l’éducation.

"[..] instruire, c'est construire."
Victor Hugo, 1850

A bientôt !


Insieme, 1992, de Paolo Cutugno

4 comentaris:

Alina ha dit...

génial le vidéo je l'avais oublié!

Alina ha dit...

p.s. tant qu'il y aura des gens impliqués comme toi, moi je garde l'espoir que la classe politique peut se renouveler et que l'Europe de demain pourrait bénéficier d'un vrai espace public de discussion!

Dídac G. ha dit...

:)
bon courage avec le boulot Alina, n'hésite pas à me tenir au courant.

emilio ha dit...

Oui, je suis d´accord. Il faut dénationaliser les systemes educatives, mais -je crois- il faut dénationaliser les media.
P.S.: J'attends ton commentaire à mon post.